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Récit de course - La SaintéLyon 2014 - Gilles Flament

publié le 16 déc. 2014 à 09:38 par JF Bonnet



"En 2013 nous voilà en route pour habiter Belley, département de l’Ain… Région Rhône-Alpes.
À peine cette certitude établie, que "côté trail" un incontournable s’impose : la SaintéLyon, un objectif jusque-là inatteignable.
Alors c’est l’inscription, puis le samedi 7 décembre 2013 arrive… Il est vite dimanche à 00 h 00 et c’est parti. C’est parti pour une extraordinaire nuit, dans une ambiance féerique et avec de l’émotion en continu, une forme de magie qui ne s’arrêtera pas pendant presque 8 heures.
Toute une nuit à courir. Quelle idée. Quelle belle idée, oui ! Je n’avais jamais fait. Je n’avais jamais fait mais je savais que je pouvais, le mental est une force qui toujours m’emmène au-delà des limites. Du "+ watt" dans les gourdes. Bonjour les endorphines, aussi !
 
Au final un peu moins de 8 h, un souvenir inoubliable, mais… Car il y a un « mais », oui. J’apprends que la SaintéLyon « d’OR » revient aux chronos inférieurs à 7 h 45 min… Alors on reviendra. Obligé ! Et avec la même préparation, c’est-à-dire, pour beaucoup, la participation au superbe trail des Hospitaliers à Nant (12), un mois plus tôt.
 
Arrive ce samedi 6 décembre 2014, aux Hospitaliers je n’ai pas fait aussi bien qu’au millésime précédent… Mais "ça va". Oui "ça va", pendant 3 jours je me suis même essayé au « malto », sur les anciens conseils répétés d’Olivier. En dehors des compétitions je cours peu, alors le corps a envie. Très envie.
Avec femme et enfants nous récupérons le dossard à Lyon, assez rapidement cette année, puis direction Saint-Étienne et une chambre au… Formule 1. Le même F1 qu’en 2013. Tentative de dormir un peu, mais seul Martin y parvient, pas Victoria non plus. Entre 22 h 30 et 23 h je revêts ma tenue de course, la base est verte cette année et Catherine m’accompagne jusqu’à la ligne de départ.
 
Il est minuit et donc c’est reparti, pour une course un peu raccourcie en 2014 : 72 km, au lieu de 75 km en 2013. Et un départ par vagues. Il fait moins froid aussi, d’ailleurs cette fois le match de football a eu lieu, à Geoffroy-Guichard. Au premier ravitaillement je possède quelques minutes de mieux que l’an passé, ce qui se confirme au suivant. Mais nous sommes plusieurs à nous égarer, pour un aller-retour de presque 1 km. C’est long, 1 km comme ça !
Je suis néanmoins ravi de courir, tout va si bien, je regarde les autres coureurs, globalement je dépasse, l’on s’échange des mots, le public nocturne est nombreux et il encourage, bref c’est… la belle vie qui va ! Loin de tout. Sauf que je ne lâche pas le chrono, fais régulièrement le point pour être certain de rester sous les 7 h 45. Tiendrai-je ? Toujours des watts dans les gourdes. L’objectif ! "On peut faire moins de 7.45 ?" - "C'est le but !".
Dur dur de finir, l’alternance de boue et de route, de montées et de descentes, entre plaines et forêts, racines et cailloux, la frontale 750 lumens fonctionne à merveille mais le corps est à bout. Ce truc de fou ! Il faut tenir. Je ne lâcherai rien, avec une énorme émotion au panneau des 200 m… 150 m… 100 m… 50 m… Un peu plus de 7 h 30. Heureux !
En attendant le diplôme : la photo souvenir (pièce jointe). Elle restera. La douche. Manger... Retour à Belley, pour une autre mission.

À la revoyure en 2015 j’espère, pour un nouveau trail des Hospitaliers puis la SaintéLyon, objectif plaisir."
 
Gilles 
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