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Ronde du Haxafir à Orschwihr - article DNA 16 aout 2010

publié le 15 août 2010 à 23:02 par JF Bonnet   [ mis à jour : 15 août 2010 à 23:20 ]

www.dna.frle 16/08/2010 03:54

Ronde du Haxafir à Orschwihr

Jeannin prend date

     A trois semaines du triathlon international de Gérardmer qui ne cesse d'occuper son esprit, le Guebwillerois Guillaume Jeannin s'est testé physiquement samedi sur l'exigeant parcours de la ronde du Haxafir. Le compte à rebours a commencé.

Vainqueur samedi à Orschwihr, Guillaume Jeannin espère décrocher une place dans le top 10 du triathlon de Gérardmer. (Photo DNA - Michel Petry)

      Guillaume Jeannin, 28 ans, est un homme aux multiples casquettes. Le président du FAST Guebwiller, ce club de triathlon qui fait souvent parler de lui dans le Haut-Rhin, est aussi un coureur invétéré, un sportif alsacien de premier plan. Sur les hauteurs de la chapelle du Bollenberg, il s'est adjugé - sous une averse à décourager les plus aguerris - la deuxième édition de la ronde du Haxafir (8,8 km), bouclant l'affaire en 33'16'' devant son coéquipier Frédéric Schaffner (33'49'') et le Cernéen Gabriel Candusso (34'04''). 

« J'ai fait la différence dans une descente »

      « Ce type d'épreuve me permet de remplacer mes séances de seuil durant lesquelles je m'efforce de conserver une allure soutenue, observe Guillaume Jeannin. Il est plus agréable de ne pas s'entraîner seul. Sur cette course, j'ai réalisé un important travail de puissance, ce qui m'a bien aidé dans les faux-plats. Même si, bizarrement, j'ai fait la différence dans une descente. » 
 Favori au départ d'Orschwihr, en l'absence du vainqueur de l'an dernier - le Bas-Rhinois Cédric Oesterlé, victime d'une fracture de la clavicule jeudi matin - Jeannin a adapté sa foulée aux conditions climatiques. « La pluie a rendu le circuit plus exigeant au niveau des appuis, constate-t-il. Pour éviter les projections de boue, mieux vaut prendre d'emblée les devants et y aller au mental. Cela aide à appréhender les grands sentiers de vignes plus tranquillement. » 

Du VTT au triathlon

      S'il a été retardé en cours de route - « un problème de signaleur m'a conduit à manquer un embranchement » - le Haut-Rhinois reste suffisamment armé pour que ce genre de désagrément ne lui coûte que quelques secondes et non le gain d'une épreuve telle que celle du Haxafir. 
 Son vécu dans le triathlon, qu'il pratique depuis six saisons, plaide pour lui. Dans trois semaines à Gérardmer, au contact du gratin, il espère pouvoir faire mieux que sa 13e place acquise en 2009 dans les Vosges. « Je vise le top 10, confie le vététiste de formation, qui explique dans la foulée son changement d'orientation. Je n'avais plus spécialement envie de me coltiner 15 heures d'entraînement par semaine. Le triathlon mise sur son aspect populaire et pluridisciplinaire. Dans ce sport, on est applaudi, on se sent considéré. C'est moins élitiste que le vélo. »

AMAURY PRIEUR

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